Le pont levis et la mécanique des forces
Un pont moderne au XVe siècle, manœuvrable par un seul homme, comme à Bonaguil :
La tenue de l'homme d'arme piéton
- sur la tête, un chapel de fer, une "salade" (descendant jusqu'aux yeux), ou bien encore une barbutte (protégeant davantage les joues) ;
- pour tirer, une arbalète, longtemps interdite par l'Eglise au XIIIe siècle, mais utilisée par les mercenaires génois lors des guerres du XIVe siècle pour contrer les archers anglais (capables, comme à Azincourt 1415, de tirer 150 000 flèches en 4 mn sur la cavalerie française) ;
- sur la cotte de maille, un paleteau de tissu aux couleurs du suzerain ;
- à la ceinture, la trousse contenant les carreaux d'arbalète ou "traits", l'épée, la dague à rondelle ou "perce maille".
Le glas de la chevalerie : l'arme à feu
Le canon à poudre noire est utilisé à Crécy en 1346, puis fréquemment à la fin du XIVe siècle.
Le salpêtre, le souffre et le charbon de bois (de tilleul ou de saule) étaient utilisés pour la fabrication de la poudre, après lessivage, filtration et cristallisation.
Les bouches à feu pouvaient "faire leur 400 coups" avant d'être révisées.
Les armes à feu vont progressivement sonner le glas de la chevalerie. L'armure portée à son apogée au milieu du XVe siècle, complète et faite de cottes de plates ("harnois blanc"), perdra bientôt toute utilité.
C'est toute le Moyen-Age qui est en train de finir.

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